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Kevin Murphy shampoing : lequel choisir dans 83 références

Un shampoing Kevin Murphy porte toujours le suffixe .WASH : HYDRATE-ME pour un cheveu sec, REPAIR-ME pour un cheveu abîmé, PLUMPING pour un cheveu qui s'affine, BLONDE.ANGEL pour déjaunir un blond. Treize références officielles, toutes sans sulfate, dans un catalogue de 83 produits où l'on se perd vite.

En bref

HYDRATE-ME.WASH sur cheveu sec, REPAIR-ME.WASH sur cheveu vraiment abîmé, BLONDE.ANGEL.WASH pour déjaunir un blond. Toute la gamme est sans sulfate, ce qui explique qu'elle mousse peu : ce n'est pas un défaut. Le vrai risque n'est pas d'acheter mauvais, c'est d'acheter à côté dans 83 références.

Notre sélection

Notre choix
Kevin Murphy Hydrate-Me.Wash 250 ml

Prune de Kakadu, panthénol et karité : la seule référence dont la marque détaille publiquement les actifs.

haut de gamme

Cheveux abîmés
Kevin Murphy Repair-Me.Wash 250 ml

Protéines de bambou et acides aminés de soie, pour une fibre réellement dégradée et pas seulement sèche.

haut de gamme

Blonds
Kevin Murphy Blonde.Angel.Wash 250 ml

Le déjaunissant à pigments violets de la marque, à ne pas confondre avec Angel.Wash qui n'en contient pas.

haut de gamme

Décoder les noms en trente secondes

Le suffixe donne la fonction, toujours. Un produit dont le nom finit par .WASH est un shampoing, .RINSE un après-shampoing, .TREATMENT ou .MASQUE un soin. Le début du nom, lui, donne l'intention : HYDRATE-ME pour hydrater, REPAIR-ME pour réparer, SMOOTH.AGAIN pour lisser. Une fois cette grammaire comprise, la moitié du catalogue devient lisible.

C'est le premier obstacle à l'achat, et aucune boutique française ne prend la peine de l'expliquer. Résultat : on commande un après-shampoing en croyant prendre un shampoing, ou l'inverse. Le point s'aggrave avec les soins sans rinçage, nombreux chez cette marque, dont la logique d'usage n'a rien à voir avec celle d'un produit qui se rince — sujet que détaille notre guide des après-shampoings sans rinçage.

Deuxième particularité : la ponctuation fait partie du nom. ANGEL.WASH et BLONDE.ANGEL.WASH ne diffèrent que par un mot, et pourtant ils ne servent pas du tout à la même chose. On y revient plus bas, parce que c'est l'erreur d'achat la plus fréquente sur cette marque.

Quel shampoing Kevin Murphy pour quel besoin ?

HYDRATE-ME pour un cheveu sec, REPAIR-ME pour un cheveu abîmé, PLUMPING pour un cheveu qui s'affine, ANGEL pour un cheveu fin et coloré, BLONDE.ANGEL pour déjaunir un blond, MAXI pour un cuir chevelu chargé. Le catalogue officiel compte treize shampoings ; les voici tous, avec ce que la marque documente réellement.

RéférenceÀ quel besoinCe que la marque détailleLien
HYDRATE-ME.WASHCheveux naturellement secs ou exposés à un climat secPrune de Kakadu, panthénol, beurre de karitéVoir le prix sur Amazon
REPAIR-ME.WASHCheveux abîmés, à reconstruireProtéines de bambou, acides aminés de soie, papaïneVoir le prix sur Amazon
PLUMPING.WASHCheveux qui s'affinent avec le tempsNon détaillée par la marqueVoir le prix sur Amazon
ANGEL.WASHCheveux fins ET colorésNon détaillée par la marqueVoir le prix sur Amazon
BLONDE.ANGEL.WASHBlonds à déjaunir, du champagne au platinePigments violets et beurres nourrissantsVoir le prix sur Amazon
MAXI.WASHCuir chevelu chargé, nettoyage détox ponctuelNon détaillée par la marqueVoir le prix sur Amazon
KILLER.CURLS WASHBoucles à définirNon détaillée par la marque
YOUNG.AGAIN.WASHCheveux matures, fatiguésBaobab, immortelle, lotus, orchidée
SMOOTH.AGAIN.WASHFrisottis, recherche de lissageNon détaillée par la marque
EVERLASTING.COLOUR WASHCouleur à faire tenirNon détaillée par la marque
STIMULATE-ME.WASHCuir chevelu à réveiller, effet rafraîchissantNon détaillée par la marque
BLOW.DRY WASHBrushing, brillance et anti-frisottisNon détaillée par la marque
FRESH.HAIRShampoing sec, cheveux texturésNon détaillée par la marque

Notez la colonne de droite : sur treize références, la marque ne détaille publiquement la composition que d'une poignée d'entre elles. C'est une limite réelle de la communication de la maison, et la raison pour laquelle cette page ne prête aucun actif à un flacon qui n'en annonce pas. Une information inventée sur une formule se vérifie en un clic sur l'étiquette.

Un mot sur les boucles et les cheveux très texturés : KILLER.CURLS existe et vise la définition, mais le rayon crépu réclame surtout une base lavante très douce et un soin riche derrière. Notre sélection de shampoings pour cheveux crépus compare des formules pensées pour ce type de fibre, à des tarifs très différents.

Six besoins pour s'y retrouver dans 83 références

Un seul revendeur français affiche 83 produits de la marque. Le site officiel, lui, propose quatorze routines et trente-sept filtres par bénéfice : de quoi abandonner avant d'avoir choisi. Voici la grille que nous utilisons, volontairement plus courte que la classification maison.

  1. Cheveu sec : HYDRATE-ME.WASH, la référence la plus documentée du catalogue et le point d'entrée logique.
  2. Cheveu abîmé : REPAIR-ME.WASH, à réserver aux fibres réellement dégradées — sur cheveu sain, on paie une reconstruction inutile.
  3. Cheveu fin : ANGEL.WASH si la finesse est naturelle, PLUMPING.WASH si les cheveux s'affinent avec l'âge. Les deux ne visent pas la même cause, et notre comparatif des shampoings pour cheveux fins détaille cette distinction souvent gommée.
  4. Cheveu coloré : EVERLASTING.COLOUR WASH pour la tenue, ANGEL.WASH si la couleur s'ajoute à une fibre fine.
  5. Blond à déjaunir : BLONDE.ANGEL.WASH, et uniquement lui.
  6. Cuir chevelu chargé : MAXI.WASH ponctuellement, STIMULATE-ME.WASH pour un usage plus régulier.

Pour mémoire, la classification officielle range ces produits en quatorze routines : BLONDE, BLOW.DRY, CURL, DETOX, EVERLASTING.COLOUR, HYDRATE, PROTECT, REJUVENATE, REPAIR, SMOOTH, STYLE, TEXTURE, THICKENING et VOLUME. Elle est juste, mais elle mêle le soin et le coiffage dans la même liste, ce qui explique qu'un acheteur non initié s'y perde. Pour choisir un shampoing, six entrées suffisent.

Cette grille couvre la quasi-totalité des demandes en salon. Le reste du catalogue relève du coiffage et du confort, pas du diagnostic.

ANGEL.WASH ou BLONDE.ANGEL.WASH : quelle différence ?

ANGEL.WASH s'adresse aux cheveux fins et colorés : il renforce et protège la couleur. BLONDE.ANGEL.WASH est un déjaunissant à pigments violets, conçu pour toutes les nuances de blond et pour les cheveux blancs. Un seul mot les sépare sur l'étiquette, et pourtant ils ne règlent pas le même problème.

L'erreur coûte cher dans les deux sens. Acheter ANGEL en espérant refroidir un blond jauni ne donnera aucun résultat visible, faute de pigment. Utiliser BLONDE.ANGEL sur un cheveu fin et châtain, à l'inverse, revient à déposer un violet dont on n'a pas l'usage, avec le risque de reflets froids indésirables.

Même piège entre PLUMPING et ANGEL : le premier s'adresse à un cheveu qui perd de la densité au fil des années, le second à un cheveu fin depuis toujours. Enfin, si votre seul sujet est le blond qui vire, retenez ceci : le résultat dépend d'abord de la concentration en pigment et de la durée pendant laquelle on laisse agir le produit. Notre comparatif des shampoings violets met sept références en concurrence sur ce seul critère, à des tarifs sans commune mesure.

Pourquoi ce shampoing mousse-t-il si peu ?

Parce que toute la gamme est formulée sans sulfate, et que la mousse vient précisément de ces tensioactifs-là. Moins de mousse ne signifie pas moins propre : c'est une association mentale, pas une réalité chimique. La marque est également sans parabène et ne pratique pas de test sur les animaux.

La bonne technique change tout avec ce type de base lavante. Mouillez abondamment, appliquez une petite quantité sur le cuir chevelu et non sur les longueurs, massez plus longtemps que d'habitude, et faites un second passage si vos cheveux sont très chargés. Le deuxième lavage mousse toujours mieux que le premier, ce qui déroute quand on découvre ces formules. Notre page sur les shampoings sans sulfate décrit ce geste en détail et les tensioactifs doux à repérer.

Une réserve d'honnêteté sur le mot vegan, souvent accolé à la marque par les revendeurs : nous n'avons trouvé aucune page officielle de certification. Sans sulfate, sans parabène et non testé sur les animaux sont solidement documentés ; le reste demande vérification. Même prudence sur les silicones, jamais mentionnés dans les revendications officielles — le sujet est traité dans notre sélection de shampoings sans silicone.

Kevin Murphy est-il plus cher que les autres marques de salon ?

Oui, franchement. À contenance égale, la marque australienne se paie environ 50 à 80 % de plus au millilitre qu'une gamme italienne comme Davines, et environ quatre à cinq fois le tarif d'un shampoing d'officine. C'est le haut du haut de gamme capillaire, sans équivalent dans le rayon.

Deux détails allègent un peu la note. Les écarts entre revendeurs français existent mais restent faibles, de l'ordre de quelques pourcents : inutile d'y passer une soirée. En revanche, le shampoing phare se décline en trois contenances, du format voyage de 40 ml au bidon d'un litre, et c'est ce dernier qui change vraiment le calcul quand une gamme vous convient depuis un moment.

Reste que le prix n'est pas réparti au hasard dans le catalogue : le réparateur et la gamme cheveux matures sont les plus chers, les shampoings courants se situant un cran en dessous. Si l'écart vous fait hésiter, notre page consacrée à Davines donne le point de comparaison le plus utile, avec une philosophie proche pour un ticket d'entrée plus bas.

2004 et non 1999 : ce que dit la marque elle-même

La ligne est lancée en 2004 en Australie par Kevin Murphy, coiffeur de plateau, avec Peter McDonald. Sept produits composent le lancement, tous orientés coiffage. La date de 1999 qui circule sur plusieurs blogs français ne correspond pas à la marque mais à la carrière de son fondateur, active bien avant.

Le positionnement tient en une formule maison : du soin de la peau appliqué au cheveu. Cela explique la texture concentrée, les doses réduites, les flacons compacts et le vocabulaire emprunté à la cosmétique du visage. Cela explique aussi une distribution strictement professionnelle : salons, boutiques spécialisées et revendeurs en ligne, jamais l'officine ni le supermarché. La marque revendique aujourd'hui une présence dans plus de cinquante pays.

Autre marqueur de ce positionnement : la gamme couleur, pensée pour prolonger un travail de salon plutôt que pour colorer chez soi. Si vous cherchez ce qui abîme le moins la fibre au moment de la coloration, notre comparatif des colorations sans ammoniaque traite la question en amont, là où elle se joue vraiment.

Les défauts qu'aucune boutique n'écrit

Le parfum, d'abord : jugé trop présent, voire synthétique, par une partie des utilisateurs. Ce n'est pas un défaut de formulation, mais sur un cuir chevelu sensible ou un nez difficile, c'est rédhibitoire. Si vous êtes dans ce cas, notre sélection de shampoings sans parfum évite l'achat raté.

Le flaconnage ensuite : bouchons durs à ouvrir, produit difficile à faire sortir en fin de vie. Un détail, sauf qu'il se répète à chaque douche. Vient ensuite un reproche plus sérieux : sur cheveux très secs ou cassants, certaines références sont ressenties comme décapantes. Le problème n'est pas la marque, c'est le choix de la référence dans un catalogue trop vaste.

Le dernier défaut est le plus structurel : avec quatre-vingt-trois produits chez un seul revendeur, le risque n'est pas d'acheter mauvais, c'est d'acheter à côté. Une même personne peut trouver la marque exceptionnelle avec HYDRATE-ME et décevante avec MAXI.WASH, qui est un détox à usage ponctuel — un rôle que des shampoings clarifiants bien moins chers remplissent aussi bien une fois par mois.

Quand il vaut mieux passer son chemin

Si votre budget est compté, sans hésitation : aucun argument de formulation ne justifie un tarif quatre à cinq fois supérieur à celui d'un produit d'officine pour un cheveu sans problème particulier. Si vous supportez mal les parfums marqués, également. Et si vous n'avez pas envie de choisir dans un catalogue foisonnant, le risque d'erreur reste élevé même en suivant une grille.

Passez aussi votre chemin si vous cherchez une certification vegan écrite noir sur blanc : elle n'est pas documentée officiellement, quoi qu'affichent certains revendeurs. Enfin, sur des cheveux très secs, n'achetez pas au hasard dans la gamme : une référence détox ou densifiante prise par erreur donnera exactement l'effet inverse de celui recherché.

Notre verdict

La marque tient ses promesses sur un point rare : des formules entièrement sans sulfate, sans parabène et non testées sur les animaux, avec des textures concentrées qui durent plus longtemps qu'il n'y paraît. Sur un cheveu sec, HYDRATE-ME.WASH est le choix le plus sûr, et le seul dont les actifs soient publiquement détaillés — prune de Kakadu, panthénol, beurre de karité.

Sur un cheveu réellement abîmé, REPAIR-ME.WASH justifie son statut de référence la plus chère du catalogue, à condition que la fibre soit vraiment dégradée. Et si votre besoin est de déjaunir un blond, BLONDE.ANGEL.WASH fait le travail, mais c'est aussi le cas où l'écart de prix avec le reste du marché est le plus difficile à défendre.

Sources : le catalogue officiel de la marque consulté le 4 août 2026 pour la liste des treize shampoings, les quatorze routines et les trente-sept filtres par bénéfice ; sa page anniversaire pour l'année de lancement et les sept produits d'origine ; les catalogues de deux revendeurs français pour le nombre de références disponibles et les comparaisons de format.

Pour qui ?

  • Vous cherchez une gamme entièrement sans sulfate et sans parabène, sans avoir à vérifier produit par produit
  • Vos cheveux sont secs ou abîmés et vous acceptez un tarif de salon pour une texture très concentrée
  • Vous voulez qu'on trie le catalogue à votre place plutôt que d'affronter trente-sept filtres sur le site officiel

Pas pour qui ?

  • Votre budget est compté : le millilitre revient à quatre ou cinq fois celui d'un shampoing d'officine
  • Vous supportez mal les parfums marqués : c'est le reproche le plus fréquent fait à la marque
  • Vous voulez une certification vegan écrite : elle n'est pas documentée officiellement, malgré ce qu'affichent des revendeurs

Questions fréquentes

Quelle différence entre ANGEL.WASH et BLONDE.ANGEL.WASH ?
ANGEL.WASH s'adresse aux cheveux fins et colorés : il renforce et protège la couleur, sans pigment. BLONDE.ANGEL.WASH est un déjaunissant à pigments violets, pour toutes les nuances de blond et les cheveux blancs. Un mot d'écart sur l'étiquette, deux usages sans rapport : c'est l'erreur d'achat la plus fréquente.
Les shampoings Kevin Murphy sont-ils sans sulfate ?
Oui, l'ensemble du catalogue est formulé sans sulfate, et la marque est également sans parabène et non testée sur les animaux. C'est ce qui explique la faible mousse. Sur le mot vegan, en revanche, aucune page officielle de certification n'a pu être trouvée, malgré ce qu'affichent certains revendeurs.
Pourquoi le shampoing mousse-t-il si peu ?
La mousse vient des tensioactifs sulfatés, absents de ces formules. Moins de mousse ne veut pas dire moins propre. Appliquez une petite quantité sur cuir chevelu bien mouillé, massez plus longtemps qu'avec un shampoing classique, et faites un second passage si vos cheveux sont chargés : il moussera davantage.
Quel shampoing Kevin Murphy pour cheveux fins ?
ANGEL.WASH si vos cheveux sont fins depuis toujours, PLUMPING.WASH s'ils s'affinent avec le temps. Les deux visent des causes différentes, ce que les boutiques ne précisent presque jamais. ANGEL.WASH est aussi le bon choix quand la finesse s'accompagne d'une coloration à préserver.
Kevin Murphy ou Davines : lequel choisir ?
Davines pour un ticket d'entrée plus bas, une certification B Corp et des actifs végétaux certifiés. Kevin Murphy pour une garantie sans sulfate sur tout le catalogue et des textures très concentrées. À contenance égale, l'australienne se paie environ 50 à 80 % de plus au millilitre.