Notre lecture de l'appareil
| Critère | Note | Pourquoi |
|---|---|---|
| Précision de la régulation | 4,7/5 | Seul modèle ghd à ajuster la puissance selon l'épaisseur du cheveu |
| Confort de prise en main | 4,3/5 | Plaques bombées, conçues pour glisser sans accrocher |
| Rapport tarif / écart réel | 3,4/5 | Le Gold, moins cher, chauffe à la même température |
| Notoriété de la marque | 4,6/5 | Référence du lissage professionnel depuis 2001 |
ghd, née d'un fer à lisser racheté à Leeds en 2001
La marque n'a pas inventé le principe du fer plat : en janvier 2001, à Leeds, au Royaume-Uni, quatre associés — Martin Penny, Gary Douglas, Susan Powls et Robert Powls — rachètent les droits d'un fer à lisser à un inventeur sud-coréen et fondent ghd ("good hair day") pour le commercialiser. Le succès a d'abord été porté par le bouche-à-oreille dans les salons de coiffure : deux ans avant la première campagne publicitaire de la marque, les salons avaient déjà acheté pour près de 12 millions de livres de stock, contre une prévision initiale de 3 à 4 millions. C'est ce même appareil, affiné génération après génération, qui a donné naissance à la gamme actuelle — dont le Platinum+ est aujourd'hui le modèle le plus avancé.
Capteur de température : ce qu'il change réellement
Toute la gamme ghd chauffe à 185°C, une température fixée par la marque comme le seuil jugé suffisant pour lisser sans devoir multiplier les passages — inutile donc de chercher un ghd "qui chauffe plus", il n'existe pas. Ce qui différencie les modèles, c'est la façon dont cette température est maintenue pendant le passage sur la mèche. Le ghd original repose sur un seul capteur qui verrouille la température de la plaque, sans distinction entre l'entrée et la sortie du lisseur. Le ghd Gold ajoute une sonde par plaque et vérifie la chaleur 200 fois par seconde, pour éviter les zones plus froides ou plus chaudes d'un bout à l'autre de la plaque. Le Platinum+ va plus loin avec sa technologie Ultra-zone : ses capteurs mesurent la chaleur jusqu'à 250 fois par seconde et surtout, selon le fabricant, reconnaissent l'épaisseur du cheveu et la vitesse à laquelle l'appareil est déplacé, pour ajuster la puissance délivrée en conséquence plutôt que de se contenter de maintenir un chiffre fixe. Concrètement, sur une mèche épaisse passée lentement, l'appareil compense la perte de chaleur plus vite qu'un modèle à zone unique — ce qui réduit, en théorie, le nombre de passages nécessaires pour un résultat net.
Face au ghd Gold : l'écart de tarif vaut-il l'écart de technologie ?
| Modèle | Régulation | Fréquence de mesure | Note Amazon |
|---|---|---|---|
| ghd Platinum+ | Ultra-zone prédictive | 250 fois/seconde | 4,2/5 |
| ghd Gold | Dual-zone fixe | 200 fois/seconde | 4,2/5 |
| ghd original | Zone unique | Non communiquée | 4,4/5 |
Le point le plus honnête à dire ici : les trois modèles portent une note très proche, et le ghd original, le moins équipé des trois, obtient même la meilleure note du trio. La différence entre Platinum+ et Gold ne se voit donc pas sur une chevelure fine ou normale, où les deux lissent aussi bien l'un que l'autre en pratique. Elle se voit sur cheveux épais, très bouclés ou résistants, où la compensation prédictive du Platinum+ limite les repassages sur une même mèche — un vrai bénéfice, mais qui ne concerne qu'une partie des acheteurs. Pour ceux-là, l'écart de tarif se justifie ; pour un cheveu fin à normal, le Gold ou même l'original suffisent largement, un arbitrage détaillé sur notre page ghd Gold.
Face au Dyson Airwrap et au Shark FlexStyle : un autre métier
Le Platinum+ reste un lisseur à plaques, pas un multistyler à air : il donne un résultat plus net et plus durable sur cheveux à lisser complètement, là où l'Dyson Airwrap ou le Shark FlexStyle visent plutôt un volume ou des boucles sans plaque chauffante. Les deux familles d'appareils répondent à des besoins différents plus qu'elles ne se concurrencent directement.
À qui le Platinum+ s'adresse vraiment
Il convient en priorité aux cheveux épais, bouclés ou naturellement résistants à la chaleur, chez qui la compensation en continu réduit vraiment le nombre de passages. Pour un cheveu fin ou normal, l'écart avec le Gold, moins cher, ne se traduit pas par un résultat visiblement supérieur. Avant toute séance de lissage, un spray thermo-protecteur reste indispensable, quel que soit le modèle choisi — la régulation du capteur protège la régularité de la chauffe, pas la fibre elle-même face à la répétition des séances dans le temps.
Pourquoi 185°C précisément, et pas plus
Ce chiffre n'est pas arbitraire : selon les recherches menées par les laboratoires de la marque à Cambridge, 185°C serait le point d'équilibre entre un résultat net et durable et la préservation de la fibre. Au-delà de 190°C, le risque devient un endommagement interne du cortex du cheveu, jugé irréversible et responsable de casse, de sécheresse et de fourches. En dessous de 160°C, c'est l'inverse qui se produit : un endommagement externe de la cuticule, la couche protectrice du cheveu, qui laisse une fibre plus poreuse et incapable de garder la forme donnée par le lissage. Le Platinum+, comme le reste de la gamme, verrouille sa cible sur cette fourchette précise — sa technologie prédictive ne change donc pas la température visée, elle change la capacité de l'appareil à la tenir exactement, mèche après mèche, sans redescendre en dessous du seuil utile ni grimper au-dessus du seuil dangereux.
Un geste à ne jamais sauter, quel que soit le modèle
Aucun capteur, aussi précis soit-il, ne remplace une protection appliquée en amont. La marque recommande elle-même d'utiliser un spray thermo-protecteur sur cheveux humides ou tout juste séchés avant toute séance de lissage, pour créer une barrière contre la chaleur avant même le premier passage. C'est un geste à quelques secondes qui compte au moins autant que le choix entre Platinum+ et Gold pour la santé de la fibre sur plusieurs mois d'utilisation régulière.
Entretenir les plaques pour garder un lissage net
Les résidus de laque, de mousse coiffante ou d'huile capillaire s'accumulent sur les plaques au fil des utilisations, même lorsqu'elles sont traitées pour glisser sans accrocher. Un dépôt invisible à l'œil nu suffit à réduire l'efficacité du lissage et à faire adhérer légèrement la mèche, ce qui abîme la fibre sur la durée. Un nettoyage régulier des plaques, appareil éteint et froid, avec un chiffon doux légèrement humide, permet de conserver un glissé proche du neuf beaucoup plus longtemps qu'un entretien laissé au hasard.
Garantie et sécurité : ce que le tarif inclut aussi
Le Platinum+ est couvert par une garantie constructeur de 3 ans au Royaume-Uni, contre 2 ans pour le ghd Gold — un écart qui fait partie du calcul global, au même titre que la technologie de capteur. Côté sécurité, comme la quasi-totalité de la gamme ghd, l'appareil s'éteint automatiquement au bout de 30 minutes sans utilisation, un voyant clignotant et un signal sonore prévenant l'utilisateur avant l'arrêt complet des plaques. Un détail rassurant pour qui a déjà eu le doute, en sortant de la salle de bain, de ne pas avoir débranché son lisseur.
D'où viennent ces informations
L'historique de la marque et le fonctionnement du capteur viennent du site officiel ghd et de sources indépendantes croisées. Le tarif constaté et la note viennent de la fiche produit Amazon.fr, relevés le 13 août 2026 et consignés dans notre catalogue interne avec leur date. Beautye n'est pas affilié à ghd et ne reçoit aucun produit gratuit de la marque — voir notre page méthode.